Rencontre avec Sophie de Menthon. L'auteur de Quinze idées simples pour ruiner la France évoque outre son organisation, ses attentes vis à vis du nouveau président de la République, Nicolas Sarkozy.
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Dès sa création, le mouvement ETHIC rédigea une charte que tous ses membres devaient accepter et qui comprenait six articles essentiels pour l’entreprise :
1) Hiérarchie fondée sur les seules qualités des hommes.
2) Sincérité des comptes fiscaux.
3) Impératif de rentabilité.
4) Responsabilité personnelle à tous niveaux.
5) Recherche permanente de l’harmonie sociale.
6) Prise en compte de l’intérêt général.
La charte ETHIC présente l’avantage de respecter l’éthique et le management (la compatibilité) et de maintenir la rentabilité, condition de la survie à moyen terme de l’entreprise.
Aujourd’hui, les meilleurs chefs d’entreprise se réfèrent non seulement à Aristote et à Bergson, mais aussi à Saint Thomas, à Kant et à Nietzsche, ce qui les conduit à repenser leur éthique d’entreprise. L’individu a une éthique personnelle, souvent familiale et parfois religieuse. L’entreprise doit envisager l’éthique, non pas comme une vertu, mais comme un « intérêt », ce qui surprend souvent. Et pourtant, ce mot d’intérêt est parfaitement noble puisque, dans l’entreprise, il s’agit aussi bien de l’intérêt des actionnaires que de celui des salariés, des clients, des fournisseurs, en réalité de toutes les parties prenantes de l’entreprise. Porter intérêt à des hommes, à des choses ou à des faits est tout à fait honorable. Etre intéressé par un tel sujet l’est aussi. L’intérêt global de l’entreprise doit être restauré et c’est en son nom que l’éthique se justifiera.
Il se vérifie heureusement que l’éthique d’entreprise est contagieuse et que dans tel réseau d’entreprises ayant des relations fidèles de fournisseurs ou de sous traitants, cet état d’esprit, même non consigné.
Contact : ETHIC













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